Medhy Custos : « Colorer le zouk ! »
          C’est l’homme en forme du moment. Medhy Custos, le chouchou de ces dames, était présent à l’Acropole le vendredi. Désireux de faire la fête avec son public de toujours, il est resté sur la scène plus d’une heure ! Avant de nous accorder une interview riche en informations rien que pour vous auditeurs…
 

Salut Medhy !
Bonsoir les gars !

Peux-tu nous parler un peu de ton actualité ?
Bien sur ! Ce soir, je suis présent ici. Cela représente pour moi quelque chose de très important car c’est ma première scène, depuis ma signature chez Warner, dans une boite de nuit antillaise. J’ai donné, pour le moment, la priorité a ceux qui ne me connaissaient pas du tout. Rencontrer ce nouveau public qui découvre le zouk a travers ce que je fais était, selon moi, primordial. Mais il était aussi très important pour moi d’effectuer ce retour vers mon premier public. Là, ce soir, on se fait une petite fiesta entre nous, je suis vraiment content d’être là, vous pouvez me croire.

Faire ton retour auprès du public antillais, c’est quelque chose qui représente beaucoup pour toi ?
Je ne me suis pas forcément éloigné, mais il était important, je le répète, d’aller à la rencontre d’un public nouveau, qui s’est rapproché du zouk par rapport aux succès d’Elle Demande et Ne Le Dis A Personne. Dans le souci de promouvoir le zouk sur le plan national, il était complètement logique pour moi de sillonner un peu la France et d’aller me produire à des endroits où l’on ne trouve pas forcément une forte communauté antillaise, de manière à donner au zouk une plus large exposition.


 


 

« C’est pour moi extrêmement important d’aller vers les gens qui demandent à mieux connaître ma musique. »
 


 

Faire écouter du zouk à un plus large public semble être quelque chose de primordial pour toi…
Bien sur ! Nous sommes une petite minorité intéressante qui a la chance de faire une musique qui parle à toutes les communautés. Maintenant, effectivement, si on ne la promotionne pas, ça sera un coup d’épée dans l’eau. Si on ne va pas à la rencontre d’autres publics, ce sera juste dommage car si il y a un engouement, un intérêt, il faut savoir le développer. C’est pour moi extrêmement important d’aller vers les gens qui demandent à mieux connaître ma musique. Il ne faut pas s’enfermer. Au contraire, je pense qu’il faut savoir s’ouvrir au grand public.

Au même titre que Perle Lama, tu es l’un des ambassadeurs du zouk au niveau national. En as-tu conscience ?
Evidemment, mais au même titre que nos prédécesseurs, comme Slaï, par exemple, Thierry Cham aussi. Il ne faut pas les oublier. Ils ont eux aussi porté leur pierre à l’édifice pour tenter de faire connaître le zouk à un plus grand nombre de gens. Pour ma part, j aimerais être de ceux qui continuent à promouvoir le zouk, faire que cette musique soit une musique qu’on a plaisir à danser, à écouter en métropole, au même titre que n’importe quel style musical aujourd’hui au box office.

Tu penses que c’est faisable ?
C’est vrai que le challenge n’est pas d’une simplicité absolue mais il est très intéressant à relever. En même temps, je manquerais d’ambition si je disais que c’était impossible. Je suis plus quelqu’un qui aime bousculer les mentalités, je suis quelqu’un qui essaye d’enfoncer les portes, qui ne lâche rien. Je peux vous garantir que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour pérenniser cette affection que la métropole a pour le zouk depuis Kassav, et tous les autres interprètes qui ont suivis. Je souhaite aussi moderniser cet engouement, car chaque génération a aussi ses propres influences, et c’est pour ça que la musique évolue constamment. Maintenant, est ce que ça va perdurer, c’est une question à laquelle je ne peux pas répondre, mais je fais le maximum pour faire avancer le mouvement.


 


 


 

« Depuis Franc Jeu, j’ai précisé mon univers »

 


Qu’est ce qui a changé en toi depuis Franc Jeu ?
Je pense avoir précisé mon univers, je l’ai aussi élargi, dans le sens où j’ai fait intervenir dans ma musique d’autres influences qui étaient aux portes de mes envies musicales, mais que je n’intégrais pas à mes chansons par le passé. Ne Le Dis A Personne, c’est encore un style de zouk qui n’est pas commun. Je bouscule pas mal de choses, je prends souvent les gens à contre pied et par surprise...

Prendre les gens à contre-pied, c’est quelque chose qui te plaît ?
Ce qui me plaît, c’est de donner au zouk tout ce qui me représente, tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai accumulé comme expérience. J’ai eu des expériences dans la musique traditionnelle, en acapella, en r&b, en variété française, en salsa, en musique africaine. Tout cela me permet de colorer mon zouk encore un peu plus. Cela apporte beaucoup de richesse à ma musique. Mais c’est clair que j’essaye de faire ressortir au maximum mon côté hip hop à travers mes chansons.

Le développement du zouk passe-t-il par ces consonances un peu plus hip hop ?
Pas forcément. Moi c’est ma façon de voir les choses et ça s’adresse à une certaine catégorie de personnes qui se retrouvent dans ces influences. Mais l’avenir nous dira si Franc Jeu ou bien si d autres chansons feront que le zouk trouvera sa place dans le paysage musical français.

Tu pense que c’est ce coté r&b-hip hop qui fait qu’aujourd’hui tu es le numéro 1 sur la scène nationale ?
Je pense que ça touche effectivement un public qui n’avait pas encore été touché par le zouk. C est un public beaucoup plus hip hop dancehall qui avait du mal a se retrouver dans un certain style de zouk. Mais il y a bien entendu une collaboration possible.

Quels sont tes projets ?
J’ai envie d’essayer pas mal de chose. Je trouve que la musique traditionnelle de chez nous est très très riche. Elle n’est pas encore exploitée sous sa forme moderne. Ce serait bien, par exemple, de puiser à travers les sept rythmes du groka ainsi que dans leurs 12 dérivés pour pouvoir colorer encore un peu plus le zouk, le hip hop etc…

Te sens-tu les épaules pour être le porte parole du zouk en métropole ?
Disons que je me propose à la scène nationale fort de tout ce que j’ai pu connaître dans ma vie. Je reste à l’écoute pour pouvoir constamment progresser et j’essaye de m’armer et d’être près en ce sens. Mais on a beau être prêt, on ne sait jamais ce qu’il va se passer. Seul l’avenir décidera.

Propos recueillis par Robin Lépinay et Nicolas Beaubrun

Envoyez nosu vos news a contact@radiojet.net
 

 

 

  POUR TOUS VOS  BESOINS PUBLICITAIRES , CONTACTEZ NOUS

 

FLASH DE LA SEMAINE

RADIO JET SARL | Copyright © 2003-2008 | NEXANE GROUP SARL - MAGY PRODUCTION | Tous droits réservés| Conditions d’utilisation | Mentions légales hébergé par nexane.net