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Quand
l'africain “tue” l’Afrique
Lucky Dube est un artiste interplanétaire.
Cela ne souffre d'aucun doute. Lorsqu'il
n'est pas en tournée dans les quatre coins
du monde, il séjourne dans son pays
l'Afrique du Sud. A Johannesburg, où il est
basé, il prend soin de sa famille. Il est
même un “papa poule”. Avec ses enfants qui
sont ses meilleurs confidents. Ils partent
ensemble à Rottenville vers 18h GMT ce jeudi
18 octobre. Dans cette banlieue de Jo'burg,
au moment où la star descend l'un de ses
enfants, c'est là qu'un autre Sud-africain
noir, à la profession de braqueur de
véhicule s'avance avec ses sbires. Il
voulait arracher la voiture de Lucky. Le
seul petit refus de sa part a suffi pour
qu'il encaisse trois plombs chauds dans le
corps. Voulant essayer de se tirer de cette
attaque, l'artiste qui suffoquait a fini par
rendre l'âme. Et sans se sourciller de leur
crime crapuleux, les malfrats ont éjecté la
star de son véhicule. Pour ses quidams,
c'était la polo de volswagen de Dube qui les
intéressait. Or, ils ont dû voir le visage
du conducteur. Même si nul n'est prophète
chez soi, lucky faisait tout de même la
fierté de l'Afrique du Sud, surtout de la
communauté noire dans ce pays et au-delà, de
toute l'Afrique. Mais le crime est fait. Et
même “parfait”. Car pour dissuader
quelqu'un, on n'a pas besoin de le cribler
de balles à trois détentes. Or, c'est ce qui
est arrivé à celui qui a chanté “Together as
one”, et “Slave”, “Prisoner” pour défendre
la race noire. Et d'ailleurs en 2006, à la
sortie de son album “Respect”, il s'est dit
fier des progrès effectués par l'Afrique du
Sud depuis la chute de l'Apartheid. Peut
être que les noirs dans ce pays pouvaient
maintenant avoir les mêmes droits que les
blancs. Mais ces noirs voulaient-t'ils
s'affirmer de par le travail ? Non, nous ne
le croyons pas ! Le noir se veut maître de
la bassesse et des coups bas. Aujourd'hui,
quoi qu'on dise sur des inégalités en
Afrique du Sud, c'est un noir qui tire sur
un autre black. Et la mort de ce dernier
fait pleurer des milliers de blancs au pays
de Nelson Mandela. Non pas eux seulement,
mais ceux du monde entier pour qui l'artiste
était un messager de paix, d'amour et du
métissage culturel. Mieux, tous les
continents pleurent Lucky Dube en même temps
que Thabo Mbeki. Le poète et chanteur
Mzawkhe Mbouli, ami de Dube qui s'est rendu
sur les lieux du crime est inconsolable. Ses
deux enfants, une fille et un garçon de 15
et 16 ans sont traumatisés. Perdre un père
de si tôt n'est pas facile. A 43ans, Lucky
qui avait “accouché” 21 opus dont la
fréquence oscillait entre 1 et 2 ans s'est
tu à jamais. Certainement des œuvres à titre
posthume connaîtront le jour. Comme un
couteau dans le cœur, ces malfaiteurs qui
ont tué Lucky ont poignardé toute l'Afrique.
Certainement qu'ils sont revenus de leur
état d'ébriété. Même s'ils sont arrêtés par
la police, ces criminels ne pourront jamais
ressusciter Lucky Dube. Comme nous savons le
faire en Afrique, on a toujours voulu
pousser nos portes-flambeau dans l'abîme.
Car nous sommes des experts des “si je
savais”. Mais un digne ambassadeur de
l'Afrique est assassiné par un africain.
Dans son pays, en Afrique. Comment les
autres races vont-elles nous prendre ?
Pourquoi nous accepteront-elles chez elles ?
Quand elles se disent que nous ne savons pas
faire le distingo entre le bien et le mal.
Pis, protéger toutes nos richesses et
patrimoines. Qu'on ne parle pas de destin
concernant Lucky. Ces malfrats savaient ce
qu'ils faisaient. L'aigreur mélangée au
parfum de la jalousie et leur feeling de
criminels a encore tué l'Afrique face au
monde entier. Adieu Lucky. Nous te disons
“good luck” auprès de l'Eternel
Tout-Puissant.
Franck RV
PREST MAG SOURCE |